
Les joueuses de Villeneuve d’Ascq remercient les supporters venus au Palacium ce soir © FIBA
L’Eurocoupe a révélé l’identité de son second finaliste, avec la partie décisive entre l’ESBVA-LM et Athinaikos. Avec un avantage de 13 points en poche à la suite de sa victoire au match aller, le club grec avait une belle opportunité de concrétiser son billet pour les Finales.
Résultat Demi-finale retour Eurocoupe jouée le 04/03 :
| Villeneuve d’Ascq | Athinaikos | 78-70 |
Dans un Palacium des grands soirs, Villeneuve d’Ascq avait qu’une idée en tête au coup d’envoi, renverser la table et inverser le scénario du match aller afin de gagner d’au minimum 13 points afin d’obtenir au moins une prolongation. De l’autre côté, les partenaires de Robyn PARKS (7 points, 2 rebonds) n’avaient pas la même idée en tête. Le début de match allait rapidement mettre en jambes le club d’Athinaikos, avec notamment deux tirs longues distance inscrits (4-8). Les Guerrières de l’ESBVA-LM étaient aussi capables de sanctionner dans cet aspect du jeu, et les coéquipières de Marie-Eve PAGET (8 points) ont pris les commandes de la partie (12-8). Nous sommes restés sur un 1er quart-temps, où les deux équipes se sont jaugées et nous n’avions pas de réel différentiel crée. Après 10 minutes de jeu, le premier « momentum » n’était pas encore venu (18-17). La période suivante a été du même acabi avec le même sentiment que les deux formations étaient proches l’une de l’autre. Les paniers étaient très souvent rendus à l’équipe adverse et nous avons pu observer plusieurs égalités. A la mi-temps (32-32), aucun écart positif n’avait été obtenu par les partenaires d’Ameryst ALSTON (18 points, 3 passes) qui avait encore le temps de faire la différence en 2ème mi-temps. Avec une 1ère mi-temps, où la réussite derrière la ligne à 3 points n’était pas forcément au diapason, nous avions de quoi espérer une meilleure adresse pour les 20 minutes suivantes. Cela a été le cas, avec un 3ème quart-temps, ponctué par un 3 sur 7 à 3 points, dont un dans le corner d’Emmanuelle TAHANE (15 points, 4 interceptions) qui a permis à Villeneuve d’Ascq de sceller le quart-temps sur une bonne note (54-50). Cela a été plus laborieux sur la ligne des lancers francs, avec du déchet rencontré (17 sur 25). En face aussi, mais les partenaires d’Ana TADIC (11 points, 8 rebonds) avaient gardé leurs bonnes intentions sur ce début de 2ème mi-temps, avec même un écart qui était allé en leur faveur (35-40), mais bien mis au frigo par les joueuses de Maxime BEZIN qui espéraient faire un 4ème quart-temps tonitruant. L’occasion était encore jouable, avec un club grec qui a multiplié les pertes de balles dans cette manche retour (23 au global, dont 14 par des interceptions du club français). Villeneuve d’Ascq semblait lancer l’estoquade, mais les fautes sifflées allaient quelques peu tendres les joueuses et le banc, ainsi on a vu plusieurs fautes techniques sifflées durant la partie. L’arme principale offensive, côté Athinaikos, a joué son rôle à fond. En effet, Alexis PRINCE (24 points, 9 rebonds) a fait des merveilles et a été très difficile à ralentir, avec des gros tirs marqués ce soir. Malgré cela, l’ESBVA-LM a obtenu un +10 à 2 minutes 29 de la fin et a eu une balle pour revenir au fameux +13 visé en avant-match. Cette mini-fenêtre n’a pas été ouverte et le club grec a eu les reins très solides pour respirer dans cette fin de match. Dans un jeu de fautes tactiques sur les dernières possessions, Villeneuve d’Ascq n’a pas été en mesure d’obtenir une victoire suffisamment large et l’élimination a été actée au coup de sirène finale. Cela faisait 16 ans que le club grec n’avait pas atteint les Finales de cette compétition. La question est de savoir s’il remportera cette édition 2026 ? Pour Villeneuve d’Ascq, c’était évidemment la douche froide après la qualification en finale de Coupe de France, qui n’a pas réussi à passer l’épreuve du club grec. Le score du match aller a pesé lourd dans la balance.
Véritable passionné de sports collectifs depuis de nombreuses années ! Né la même année où le Limoges CSP avait remporté la première Coupe d’Europe de l’histoire du sport français, n’était sans doute pas un hasard ! Même si le ballon ovale est roi où j’habite, j’aime contribuer à mettre en lumière le basketball féminin.
