
Deux nouveaux effectifs de WNBA commencent à prendre forme © Portland Fire / Toronto Tempo
Après des mois d’attente liés aux négociations du nouveau CBA, les Toronto Tempo et les Portland Fire connaissent enfin la composition de leur premier effectif, qui va évoluer d’ici le début de la saison 2026. La ligue féminine nord‑américaine a officiellement tenu son draft d’expansion, un moment clé qui redessine une partie du paysage WNBA. Cette draft d’expansion 2026 s’est déroulée en deux tours, avec alternance puis inversion de l’ordre des sélections. Les 13 franchises existantes avaient protégé jusqu’à cinq joueuses, rendant les autres éligibles. Chaque franchise d’expansion ne pouvait sélectionner qu’une seule « unrestricted free agent » (UFA), dont elle récupérait alors les droits de négociation.
Il est important de rappeler que la sélection ne garantit pas un contrat : plusieurs joueuses devront encore convaincre en camp d’entraînement ou renégocier leur présence dans l’effectif. Autre précision importante : Toronto avait remporté le toss préalable et a choisi d’obtenir le 6e choix de la Draft NCAA 2026, laissant à Portland le premier choix de la draft d’expansion.
Veuillez trouver ci-dessous le récapitulatif de la draft d’expansion faite par les deux nouvelles franchises :
| Choix |
Portland Fire | Toronto Tempo |
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| 1 |
Bridget CARLETON | Julie ALLEMAND |
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| 2 |
Carla LEITE | Nyara SABALLY | |
| 3 |
Luisa GEISELSODER | Marina MABREY |
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| 4 |
Emily ENGSTLER | Aaliyah NYE |
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| 5 |
Maya CALDWELL | Lexi HELD |
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| 6 |
Chloé BIBBY | Maria CONDE |
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| 7 |
Haley JONES | Maria KLIUNDIKOVA |
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| 8 |
Nyadiew PUOCH | Adja KANE |
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| 9 |
Sarah Ashlee BARKER | Nikolina MILIC |
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| 10 |
Sug SUTTON | Kitija LAKSA |
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| 11 |
Nika MUHL | Krista WALLACE | |
En amont de ces drafts d’expansion et afin d’éviter de perdre une joueuse non protégée, Chicago a négocié deux accords préventifs : un avec Portland, un avec Toronto. Résultat : aucun départ, mais un coût non négligeable en capital draft.
Chicago Sky, déjà en reconstruction après une saison catastrophique (10‑34), ont reculé du 17e au 21e choix et abandonné le 26e. Dans une ligue où les places de développement gagnent en importance, ces concessions interrogent sur la cohérence de leur stratégie
Les Portland Fire ont privilégié la jeunesse, les joueuses à fort potentiel et les profils encore en quête d’un vrai rôle. Leur effectif est le plus jeune des deux, avec six joueuses de 25 ans ou moins et une seule vétérane au-delà de quatre saisons WNBA. La saison pourrait être longue, mais le potentiel de progression est réel.
Avec le premier choix, Portland a misé sur Bridget CARLETON, seule UFA sélectionnée par la franchise. L’ancienne ailière du Minnesota Lynx arrive avec un profil complet : adresse extérieure (37,3 % à trois points), mobilité défensive et expérience dans un système exigeant. Elle tournait à 6,5 points, 3,6 rebonds et 2 passes en 2025, et devrait occuper un rôle majeur dans le frontcourt des Fire.
Une surprise tricolore qui pourrait devenir un atout majeur ?
En effet, la sélection de Carla LEITE a attiré beaucoup l’attention. La jeune meneuse, qui joue actuellement à Saragosse, et qui était très appréciée à Golden State, sort d’une saison « rookie » prometteuse (7,2 points, 2 passes, 1,3 rebond) et d’une activité défensive sérieuse. Son absence de protection par les Valkyries a ouvert la porte à Portland, qui récupère une joueuse capable de dynamiser le pick‑and‑roll et de s’imposer comme une future titulaire. La polyvalence des autres profils vont pouvoir structurer les rotations, même si le marché de la « free agency » va démarrer.
De son côté, Toronto veut être compétitif tout de suite, avec une coach comme Sandy BRONDELLO, les choix faits sont forts. Les Tempo ont utilisé leur sélection UFA pour récupérer Marina MABREY. Malgré une saison 2025 en retrait au tir (27 % à trois points), la franchise mise sur son expérience et son tempérament compétitif.
La directrice générale Monica WRIGHT ROGERS a souligné qu’elle « possède une intensité impossible à enseigner », un trait que la franchise souhaite voir incarner son identité.
Les Toronto Tempo ont aussi opté pour l’expérience de : ALLEMAND, KLINDIKOVA, CONDE, WALLACE, LAKSA… Une base solide, capable de rivaliser dès la première année. Leur effectif est nettement plus âgé que celui de Portland et semble construit pour viser rapidement les playoffs. Le communiqué officiel du Tempo souligne que sept joueuses sélectionnées ont une expérience internationale significative. La franchise met en avant leur polyvalence et leur vécu dans des compétitions de haut niveau pour poser les bases de son identité.
Le draft d’expansion 2026 offre un premier aperçu des ambitions de Toronto et Portland, mais il ne constitue qu’une étape. Entre contrats non garantis, « free agency » à venir et Draft NCAA imminente, les deux franchises devront encore affiner leur projet pour transformer ces listes de noms en équipes compétitives.
Véritable passionné de sports collectifs depuis de nombreuses années ! Né la même année où le Limoges CSP avait remporté la première Coupe d’Europe de l’histoire du sport français, n’était sans doute pas un hasard ! Même si le ballon ovale est roi où j’habite, j’aime contribuer à mettre en lumière le basketball féminin.
