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40 minutes, ou un peu plus pour un titre©FFBB

 

Programme finale – Match 3: Dimanche 24 mai 15h30

La Tronche-Meylan (1) Montbrison (3)

 

Moins de 48h après le match retour, il faut remettre çà ! Une belle pour un titre, il est pas beau le basket?

Comme toute série, cette finale a déjà livré des vérités, contredites le match d’après voire les minutes d’après. Comme toutes les séries, des montagnes russes d’émotion touchent tous les acteurs des rencontres. Comme toute les séries, il y a énormément d’enjeux collectifs et d’enjeux individuels. Des petites histoires dans la grande histoire en somme. En voilà quelques unes pêle-mêle sur cette finale de Ligue 2 entre La Tronche-Meylan et Montbrison.

Commençons par les sportives et leur détresse. Morgane ARMANT (13.1pts, 6.4 rebonds, 14 d’éval), autrice d’une saison remarquable, qui aura manqué le dénouement à cause d’une blessure à la cheville avec 1 seul match de playoffs joué, le premier à Reims. Amance KERBAUL, diminué lors du match aller des Finales, retrouvant ses capacités pour le retour, mais contrainte à l’abandon en début de dernier quart et plus que très incertaine pour la belle…

Cette détresse côtoie des mélanges d’émotions difficile à décrire, peut-être même par les actrice elles-mêmes.

Aurore PAUTOU (44ans cette année), qui a tout donné vendredi soir, autant offensivement (comme d’habitude) que défensivement (encore plus que d’habitude), devra remettre le couvert une dernière fois avant, selon toute vraisemblance, quitter le club et le niveau professionnel.

Et Tilise BOISSERON, qui n’a connu que le BTCM comme club, déjà là à 20 ans avec un rôle majeur en 2018 lors de la victoire en Trophée Coupe de France à Paris-Bercy! Qui a connu la montée de NF1 en Ligue 2… 

Et Célia CARDENAL, dynamiteuse en cheffe des Iséroises, qui a subi 2 terribles blessures aux genoux en 3 ans, revenu de sa 2nde blessure sur les parquets seulement en Février…

Et Corinne BENINTENDI, une légende vivante du basket français et LA légende vivante de 2 peuples verts (Challes-les-Eaux et Montbrison) qui va diriger son dernier match en carrière…en belle de finale de Ligue 2 et éventuellement finir sur un titre! 

Et Mariana MUADI BULABULA, Meilleure joueuse de Montbrison la saison passée, la première moitié de cette saison passée en civile avec l’impossibilité de jouer qui reprend un rôle capital dans la saison de son équipe et l’obtention de la belle. 

Et Manaelle YERBE,  MVP 2026, qui pouvait craindre de tout louper. Sur le flanc pour le retour en demi à Voiron et le match aller des finales mais revenue au retour avec le meilleur différentiel (+17) du match. 

Et les jeunes iséroises fomées au club qui ont un rôle important dans la rotation, Maelynn ELMIRA (6pts, 2 rebonds, 3 passes en 22 minutes) et Léa FONTANELLE , 11 minutes en saison mais intronisée dans le 5 de départ depuis 2 mois, qui jouent peut-être déjà des matchs parmi les plus importants de leur carrière.

Et les très proches et proches du BCTM, club qui a perdu son Président de 30 ans, Jean-Claude PIC en cours de saison, qui pourrait s’offrir le titre dont il rêvait.

Et les très proches et proches de Montbrison, qui « bricolent » comme beaucoup de clubs pour continuer d’exister dans un sport féminin à l’économie difficile, le titre serait, comme pour le BCTM, une récompense pour les dizaines ou centaines de bénévoles des dernières saisons.

C’est quoi comme émotions tout çà?

Pour revenir sur rectangle en parquet, des joueuses ont aussi une revanche à prendre par rapport au match 2. Les intérieures iséroises d’abord, Ainhoa RIO et Alex-Anne DESCHAMPS n’ont pas pesé comme d’habitude, ni en attaque, ni en défense. Ashuna DURANT ensuite, malgré un différentiel honnete (0) pour une défaite de 12pts, a été loin de sa réussite offensive habituelle (5pts à 2/9). Côté Montbrison enfin, Michaela VANDERKLUGT, a vécu le même match (2pts à 0/8 aux shoots) et gagner 2 fois en 48h sans son apport au scoring sera difficile. 

Côté collectif, Clément SANCHEZ va devoir trouver des solutions pour que ses meneuses, coupées du jeu au retour, retrouve leur capacité d’organisation en revenant à des systèmes un peu plus long.

Pour Montbrison, le défi pour Corinne BENINTENDI, qui a joué à 7 au retour, sera de trouver une autre rotation interessante pour combler l’absence probable d’Amance KERBAUL. Noémie DURANT, seule extérieure restante, semble tenir la corde pour fouler le parquet, à moins de décaler Michaela VANDERKLUGT ou Manaelle YERBE à la mène et jouer avec Cristal SONTIA-ZEUTSOP à l’intérieur. Ce qui accentuerait le fait de « jouer grand » des Ligériennes fâce à des lignes extérieures iséroises qui jouent le plus souvent « petit ».

D’un point de vue encore plus global, la grande différence entre les 2 match est le score. Montbrison n’a pas bougé entre les 2 (64 lors de la défaire aller et 63 lors de la victoire au retour. Par contre, La Tronche-Meylan avait développé son jeu offensif à l’aller (77pts) avant d’être éteint au retour (51pts seulement). Quid de la belle ?

La lourde responsabilité de ce match sera confié à Messieurs François GARRAUD (Comité du Puy de Dôme), déjà au sifflet au match retour et Kevin COUZON (Comité de la Loire !). 

 

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