Sélectionner une page

Aliyah BOSTON et ses partenaires ont battu une valeureuse équipe italienne © FIBA

Groupe C :

Turquie Australie 71-87
Porto Rico Belgique 64-76

Classement :

1. Australie 4Pts 2m
2. Belgique 4Pts 2m
3. Porto Rico 2Pts 2m
4. Turquie 2Pts 2m

Pour lancer cette troisième journée du tournoi, nous avons eu la confrontation entre l’Australie et la Turquie. Le gros début signé Ezi MAGBEGOR (21 points, 3 passes) qui a fait la différence sur ses deux premiers tirs (0-4). L’Australie est partie à toute allure, avec un 8-0 produit en 90 secondes. La Turquie a pris un premier « break » afin de repartir avec les bons ingrédients. Kennedy BURKE (10 points, 4 rebonds) n’a pas réussi à convertir ses premières tentatives, mais son équipe a réussi à lever la tête pour revenir à -2 (8-10). Les deux camps ont été rapidement dans la pénalité sur ce 1er quart-temps, et la Turquie a été plutôt réaliste dans l’exercice des lancers francs avec un 9 sur 10 lors des 10 premières minutes de jeu. Les coéquipières de Sevgi UZUN (24 points, 6 passes) prenaient pour la première fois l’avantage dans ce match (15-14), mais c’est la nation située en Océanie qui a été la plus efficace sur la fin du 1er quart-temps, avec un joli 7-0 réussi (15-21). La Turquie était à courant alternatif pour démarrer le 2ème quart-temps, et nous avons vu les Australiennes continuer d’attaquer la peinture adverse pour creuser un écart de 10 points (18-28). Le 0 sur 8 derrière la ligne à 3 points était loin d’être idéal, et l’écart s’est accentué avec les partenaires de Steph TALBOT (17 points, 5 passes) bien dans leur basket (20-33). Alors que le collectif australien parvenait à nager avec déjà 4 joueuses à plus de 5 points marqués à la mi-temps, l’effectif turc était principalement mené par Sevgi UZUN et Kennedy BURKE, respectivement auteures de 10 et 8 points à la pause (30-40). Pour leur retour sur le parquet de la Berlin Arena, les deux pays ont voulu se défier sur celui qui marquerait le plus, avec en effet le quart-temps le plus productif (52 points au global). L’Australie a axé ses systèmes sur la peinture adverse afin de profiter de son avantage physique et ainsi de conserver une marge autour des 10 points (33-44, puis 52-63). Après être revenue une fois à -5 (43-48, 24′), la Turquie reprenait l’eau et était clairement trop à découvert avec 44 points encaissés dans la peinture après 30 minutes (55-67). Frustrées, avec trop de turnovers (17 au global) et des mauvais choix qui s’enchaînaient, les joueuses d’Andrea MAZZON étaient clairement en train de lâcher les armes (59-74, 32′). L’addition allait s’alourdir jusqu’à atteindre +19 (61-80). La fin de match était forcément moins rythmée et la Turquie a continué d’enchaîner les échecs longue distance (7 sur 26). Avec ce large succès, l’Australie a confirmé son billet pour la suite de la compétition, avec un dernier match de poule déterminant à venir contre la Belgique. Par contre, la Turquie aura un match couperet demain.

Avec la victoire du jour de l’Australie, la Belgique voulait suivre ce chemin en affrontant Porto Rico qui était à la recherche d’un premier succès dans ce Mondial. Le début du 1er quart-temps était marqué par de bonnes constructions belges conclues par Kyara LINSKENS (12 points, 6 rebonds), mais Porto Rico, de son côté, était présent pour capturer des rebonds offensifs. Après 5 minutes de jeu, nous avions un écart de 5 points, tout comme la série initiale de la Belgique pour démarrer le match (0-5, 5-10). Mike THIBAULT prenait une pause tactique, car ce qu’il voyait ne lui convenait pas jusqu’à présent (9-10). Avec un 4 sur 17, les partenaires de Zaida GONZALEZ (5 points, 2 rebonds) n’étaient pas en réussite sur ce début de match, et les Belges étaient à +7 grâce notamment à un 4 sur 9 réalisé derrière la ligne à 3 points. Maxuella LISOWA MBAKE (16 points, 4 rebonds) a effectué une belle entrée pour donner à son camp ce matelas d’avance. Dans la première moitié du 2ème quart-temps, les joueuses du coach Gerardo BATISTA ont continué de jouer agressif, avec des contres défensifs qui pouvaient en témoigner, et une présence aux rebonds offensifs qui a continué à faire mal à la Belgique. Imani MCGEE-STAFFORD (25 points, 13 rebonds) faisait un gros boulot dans la peinture. L’écart était monté une première fois à +8 (16-24), avant de voir se resserrer les rangs (25-27), mais l’adresse lointaine belge continuait de faire effet avec deux flèches portant le score de nouveau à +8 (25-33). Julie ALLEMAND (11 points, 10 rebonds, 8 passes) en a même rajouté une supplémentaire, montrant tout son talent (25-36). A la fin du 2ème quart-temps, la Belgique maintenait une bonne avance, malgré une bonne séquence adverse pour revenir donc à 8 points (28-40, 32-40). Au retour des vestiaires, les deux équipes sont revenues avec de féroces intentions, la Belgique faisant mal à 3 points, pour repousser les ardeurs adverses qui ont bataillé pour rester dans les roues belges (43-48). Les Belgian Cats retrouvaient un écart supérieur à 10 points (46-58), mais cela est revenu à un statu quo avec bis repetita 8 points d’écart après 30 minutes de jeu (50-58). Pour les 10 dernières minutes du temps réglementaire, les coéquipières de Julie VANLOO (15 points, 4 passes) ont repris leur marche en avant, mettant de nouveau Porto Rico, à une distance de sécurité confortable (50-62). Ce +12 a été également l’écart final et, malgré une valeureuse prestation, Porto Rico est toujours sans victoire dans cette poule C, et aura une finale à jouer demain contre la Turquie pour obtenir un ticket pour les play-ins.

Groupe D :

Chine République-Tchèque 74-70 a.p.
Italie États-Unis 52-55

Classement :

1. États-Unis 4Pts 2m
2. Italie 3Pts 2m
3. Chine 3Pts 2m
4. République-Tchèque 2Pts 2m

Il n’y a clairement pas eu de round d’observation entre la Chine et la République-Tchèque, avec déjà un score de 8-7 après seulement 2 minutes de jeu. Mingling CHEN (10 points, 4 rebonds) a été particulièrement inspirée en marquant 6 des 10 premiers points chinois (10-7). Les Tchèques n’avaient pas la main lourde sur ce début de match non plus, et nous avions rapidement de nouveau une égalité (14-14). Julia POSPISOLOVA (11 points, 3 interceptions) est partie très fort sur ce 1er quart-temps. La bonne séquence de son équipe est allée jusqu’à obtenir un +8 et ainsi conclure un 13-0 (14-9, 14-22). Au bout de 10 minutes disputées, nous avions la Chine toujours derrière avec 5 points à surmonter (17-22). Le 2ème quart-temps a fait valoir une belle bataille entre des Chinoises voulant rapidement revenir, mais de l’autre côté, l’adresse extérieure répondait présente avec un solide 8 sur 18 sur la 1ère mi-temps. Conservant une avance d’au minimum deux possessions, les partenaires de Gabriela ANDELOVA (6 points) étaient agressives pour gratter des ballons et sanctionner les secondes chances obtenues. Après un temps mort pris sous le score de 29-39, la Chine tentait désespérément de refaire une série, mais le buzzer de la mi-temps a retenti avec un déficit de 8 points (33-41). La reprise n’a pas été riche au niveau du scoring, avec un seul panier marqué par l’intermédiaire de Xinyu LUO (13 points, 5 rebonds) (36-41). La Chine avait retrouvé des couleurs et provoquait un temps mort tchèque, car la partie revenait à un écart minime entre les deux nations (41-43). Alena HANUSOVA (6 points, 1 rebond) et son équipe menaient toujours la danse, cependant la Chine était proche avec que 5 points d’écart à la fin du 3ème quart-temps (48-53). D’autant que le lancement du 4ème allait ramener les deux équipes dos à dos (53-53). Han XU (22 points, 14 rebonds) a été la fer de lance de la révolte chinois, et cela leur a permis de reprendre les commandes (56-55), fait qui ne s’était plus produit depuis le 1er quart-temps. A 5 minutes du terme, tout était encore jouable pour ces deux pays (56-57). Veronicka VORACKOVA (15 points, 7 rebonds) était présente pour mettre des gros paniers pour permettre à la République-Tchèque de mener 59-56 à moins de 3 minutes de la fin du temps réglementaire. La Chine a commis 26 turnovers, et alors que la victoire semblait leur échapper, elles sont revenues à 2 points après un 3 point réussi en tête de raquette (62-64). Et le scénario allait devenir fou après deux lancers ratés d’Eliska JOKLOVA (18 points, 4 passes), la Chine est parvenue à égaliser avec 3,9 secondes restantes au chronomètre (64-64). L’occasion de gagner la partie dans le temps réglementaire a été loupée par les Tchèques, et le combat a donc continué en prolongation. Le 5-0 de la Chine était révélateur du coup derrière la tête pris par les joueuses de Romana PTACKOVA (69-64). Le momentum semblait avoir changé d’épaule, mais la résilience tchèque revenait à 3 longueurs (73-70). Shuyu YANG (18 points, 5 passes) a su mettre le lancer qu’il fallait pour donner un précieux +4, et sceller une victoire au forceps de la Chine.

Pour clore cette troisième journée, nous avons pu assister à la rencontre entre l’Italie et les Etats-Unis qui ont lutté pour viser une seconde victoire dans cette phase de poule. Le rythme a été élevé dès le démarrage du 1er quart-temps, avec un premier panier de Chelsea GRAY (4 points), qui a été bien rétorqué par Jasmine KEYS auteure de 4 points tôt dans le match (4-2). Les coups de sifflets arbitraux étaient scrutés de près, avec une vraie bataille pour atteindre la peinture. Team USA avait pris les commandes (4-8), et Angel REESE (8 points, 3 rebonds) était présente pour défendre le fer, avec 2 contres déjà pour elle depuis son entrée, face à des Italiennes obligées de faire des exploits comme le panier marqué par Mariella SANTUCCI (9 points, 2 rebonds) pour revenir à -3 (8-11). Les joueuses de Kara LAWSON avaient mis les barbelés pour ne plus encaisser de point sur ce 1er quart-temps, et l’avance a pu monter à +11 (8-19). Aussitôt le 2ème quart-temps lancé, que les États-Unis avaient atteint un écart de +15 (8-23). Olbis ANDRE (5 points, 5 rebonds) et Cecilia ZANDALASINI (14 points, 7 rebonds) allaient enchaîner deux actions à 3 points pour remettre l’Italie dans le droit chemin (16-24). L’attaque américaine connaissait quelques troubles, et un temps mort était demandé, car il n’y avait plus que deux possessions d’écart (20-26). La partie allait monter un peu plus en pression, avec le coach italien, Andrea CAPOBIANCO, qui prenait une faute technique pour contestations répétées (22-30). Dans une fin de 1ère mi-temps hachée, l’écart n’était au final que de 6 points entre les deux formations (24-30). Les partenaires de Kahleah COPPER (6 points, 4 rebonds) étaient à 0 sur 6 à 3 points à la pause, cela allait-il durer ? Alors que Team USA était toujours à la recherche de son premier tir longue distance du match, l’Italie laissait des lancers en route, mais cela ne les a pas empêcher de faire des stops défensifs et ainsi de revenir à une possession (29-32). Avec un seul panier en plus de 4 minutes, Paige BUECKERS (7 points, 5 rebonds) et ses coéquipières étaient mises à mal avec des fautes qui se multipliaient et donc des lancers francs offerts. La salle de la Berlin Arena prenait feu, alors que l’Italie était sur un « run » de 9-0 (26-32, 35-32). Les débats étaient tendus, et un va-et-vient s’est installé avec plusieurs changements de leader. Après 30 minutes de jeu, le score était de 42 à 39 en faveur des Américaines qui étaient poussées dans leur retranchement. Le scénario du match nous a donc amené dans un 4ème quart-temps ultar indécis, avec deux camps ne voulant plus céder de terrain. L’Italie est revenu à 44 partout, et est même repassé devant (46-44). Le trio arbitral était mis à l’épreuve avec des décisions chaudes à prendre, et le score était 51 à 50 à 3 minutes de la fin du temps réglementaire pour les coéquipières de Jackie YOUNG (10 points, 4 rebonds) qui a atteint les 10 points sur l’action suivante pour donner un +3 (50-53). C’était la première joueuse Américaine à atteindre cette barre fatidique.

Partagez :