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Iyana MARTIN et les Espagnoles ont mesuré l’importance de leur victoire © FIBA

Avec déjà deux nations hors course, avant cette quatrième journée du Mondial 2026, pour viser une place pour les play-ins, la journée de lundi restait déterminante pour de nombreuses équipes afin de terminer cette phase de poule sur une bonne note.

Résultats du 07 septembre 2026 :

Groupe A :

Japon Espagne 59-79
Allemagne Mali 65-61

Classement :

1. Espagne 5Pts 3m
2. Allemagne 5Pts 3m
3. Japon 4Pts 3m
4. Mali 4Pts 3m

Dans un groupe A des plus indécis après les 2 premières journées, le Japon et l’Espagne s’affrontaient pour espérer terminer en tête en cas de victoire et selon le résultat de la rencontre entre l’Allemagne et le Mali. Rapidement, le jeu placé des Espagnoles faisait assez mal à l’adversaire (2-5, 3’). En s’y remettant notamment à Norika KONNO (12 points, 1 rebond), les Japonaises ont su remettre de la vitesse pour tenter de rester au contact des Espagnoles mais ces dernières ont terminé le premier acte avec une avance de 8 points (15-23, 10’). Les filles de Miguel MENDEZ pensaient devoir poursuivre la rencontre sans une Iyana MARTIN (20 points, 4 rebonds) contrainte de quitter ses coéquipières après avoir reçu un coup dans les côtes, revenue finalement aux affaires quelques minutes plus tard et ça a fait du bien à son équipe par la suite. Même si c’était évidemment involontaire, Mai YAMAMOTO (5 points, 1 rebond) et ses coéquipières en profitaient pour se relancer et entretenir l’espoir de repasser devant (22-24, 12’). Pas de quoi faire trembler les Espagnoles. Au contraire, elles franchissaient les +10 à 3 minutes de la pause (24-34, 17’). Ce n’était qu’un coup d’épée dans l’eau car à la pause, elles n’étaient plus qu’à +3 (36-39, 20’).  En revenant sur le terrain berlinois, Awa FAM (16 points, 10 rebonds) et l’Espagne étaient bien déterminées à se mettre encore un peu plus à l’abri pour éviter que les Nippones ne retrouvent de la confiance et repassent devant au score (36-44, 22’). Celle-ci était d’ailleurs bien dans les esprits ibères dans le troisième acte. Pourtant, après 30 minutes, on ne pouvait pas dire que le match était plié, loin de là (48-57, 30’). Au pied du mur, Kokoro TANAKA (15 points, 4 rebonds) et ses partenaires trouvaient encore des ressources pour jeter leurs dernières forces dans la bataille mais Maria CONDE (9 points, 4 rebonds) et ses troupes étaient là pour calmer les ardeurs adverses (50-62, 33’). Dans le money-time, l’Espagne a poursuivi sur le même rythme et l’a donc emporté sur le score de 59 à 79 en faisant preuve de caractère.

Le pays hôte, l’Allemagne, affrontait la surprenante formation malienne qui avait fait perdre les pédales à l’Espagne et avait ainsi signé un succès historique pour l’histoire du pays en Coupe du Monde. Le lancement a été musclé avec des efforts pour trouver des bons spots dans la raquette. Les Allemandes étaient les premières à prendre deux possessions d’avance (7-2) et le Mali était battu par la réussite adverse qui était élevée sur ce début de match. Olaf LANGE pouvait être fier de ses joueuses, car elles n’ont encaissé que 7 points sur les 5 premières minutes de jeu (13-7). Alexis PETERSON (9 points, 5 passes) était bien de retour pour cette affiche, et elle délivrait une offrande à Frieda BUHNER (21 points, 3 rebonds) forçant ainsi un temps mort malien pour essayer de relever la tête (15-7). Ce point tactique a fait du bien , et nous observions plus que 3 points d’écart entre les deux nations (15-12). Après 10 minutes bien disputées, et donc prometteuses pour la suite, nous avions un score de +5 en faveur des coéquipières de Leonie FIEBICH (7 points, 9 rebonds). L’appui du public allemanda forcément joué son rôle dans cette confrontation décisive, et les partenaires de Luisa GEISELSODER (17 points, 3 rebonds) se sont nourries des encouragements du public pour appuyer une première fois sur l’accélérateur sur ce 2ème quart-temps (26-18). Le Mali avait beau lutté pour suivre le rythme allemand, l’adresse longue distance adverse a fait très mal et nous montions d’un cran avec  un 40-29 obtenu. Le pays africain était clairement mis à l’épreuve, avec une peinture bien protégée, Sika KONE (8 points, 10 rebonds) et ses compatriotes ont été bien limitées à l’intérieur sur la rencontre. Les tirs étaient contestés, l’écart est monté à +15 (46-31), et nous avions la sensation que le Mali n’avait pas la clé pour calmer l’orage. C’était donc avec un déficit lourd de 17 points que les joueuses d’Oumarou SIDIYA allaient reprendre la 2ème mi-temps (49-32). Avec une belle marge d’avance, l’Allemagne allait-elle déroulée sur la 2ème mi-temps. En tout cas, la confiance semblait installée dans le camp allemand, et nous avions une réelle volonté de tuer le match dans le 3ème quart-temps. Obtenant un +19 (56-37), une action allait porter à discussion et un challenge était demandé pour réevaluer une faute commise par Alexis PETERSON. Cela a bien résulté par une faute technique, et cela a ramené le tableau d’affichage à 14 points d’écart (56-42). Ce fait de jeu n’a cependant pas altéré l’attaque allemande qui a continué de creuser l’écart et un +20 était enregistré après 30 minutes de jeu (64-44). Ce confortable matelas d’avance a permis à l’Allemagne de dérouler lors du 4ème quart-temps, en continuant de punir en contre-attaque avec 15 points inscrits dans cet aspect du jeu. Sur ce match, les coéquipières de Rokia DOUMBIA (10 points, 5 passes) ont perdu le combat physique et la fin de match a été d’autant plus difficile avec une affaire très mal engagée à 3 minutes de la fin (81-57). 

Groupe B :

Hongrie Corée du Sud 82-73

Classement :

1. France 6Pts 3m
2. Hongrie 5Pts 3m
3. Corée du Sud 4Pts 3m
4. Nigeria 3Pts 3m

Le match entre la Hongrie et la Corée du Sud était crucial pour accrocher la deuxième place du groupe. Le début de match est à l’avantage de Dorka JUHASZ (22 points, 28 d’évaluation) et de ses coéquipières (20-16). La deuxième période s’équilibre, la Corée du Sud, dans son style habituel de jeu rapide et d’adresse, trouve plus de solutions et reste dans le match à la pause (40-36). Jihyun PARK (21 points) tient son équipe et tout reste à faire à 10 minutes de la fin de la rencontre (58-56). La Hongrie va trouver les ressources pour reprendre la maîtrise du rythme avec notamment Virag TAKACS-KISS (14 points, 8 rebonds, 25 d’évaluation) et va remporter la dernière période (24-17) ainsi que la rencontre.

Groupe C :

Belgique Australie 80-68
Porto Rico Turquie 75-71

Classement :

1. Belgique 6Pts 3m
2. Australie 5Pts 3m
3. Porto Rico 4Pts 3m
4. Turquie 3Pts 3m

Dans la poule C, les choses ont commencé par un affrontement pour déterminer la première place entre la Belgique et l’Australie. Dans ce contexte, les deux écuries prenaient leur temps pour placer leur jeu et de ce fait, on se rendait coup pour coup ou presque (17-13, 7’). Après quelques minutes de disette, Jade MELBOURNE (10 points, 6 passes décisives) les Australiennes parvenaient à retrouver la mire mais à la fin du premier acte, les Belges étaient toujours devant (23-17, 10 ‘). D’un côté comme de l’autre, il fallait faire reposer les organismes, qui commençaient à être soumis à rude épreuve, tout en gardant un niveau de jeu élevé.  Ezi MAGBEGOR (15 points, 7 rebonds) et ses compatriotes faisaient donc preuve de courage et d’abnégation pour rectifier le tir mais Kyara LINSKENS (12 points, 10 rebonds) et les Belgian Cats leur tenaient la dragée haute (27-21, 13’). Pour ne pas voir les Opals revenir à leur hauteur, Emma MEESSEMAN (22 points, 11 rebonds) et les siennes remettaient un coup de collier pour franchir les +10 (31-21, 14’) mais le match était encore très long. Dans les derniers instants de la première période, les Australiennes pensaient rester au contact des Belges sauf que, juste avant le buzzer, Billie MASSEY (3 points, 2 rebonds) décrochait un tir extérieur qui mettait son équipe à +7 pour retourner aux vestiaires (40-33, 20’). Les Australiennes devaient se redresser si elles voulaient revenir dans le coup mais elles étaient confrontées à des championnes d’Europe en titre qui avaient à cœur de dicter leur loi. Pour autant, rien n’était fait après 3 quarts-temps (60-55, 30’). Encore une fois, les Belges n’avaient pas envie de se faire surprendre et ont donc accéléré le mouvement au début du dernier acte (67-57, 34 ‘). La confiance était bien dans les rangs belges à ce stade de la partie et les filles de Mike THIBAULT semblaient intouchables et partaient vers un succès confortable, synonyme donc de qualification directe pour les quarts de finale.

L’autre rencontre de la poule était tout aussi décisif avec Porto Rico et la Turquie qui ont joué un match à la vie à la mort afin de continuer la compétition. Le début de match était relevé avec une égalité parfaite après 5 minutes de jeu (10-10) Les stops étaient peu nombreux, et nous avions déjà deux joueuses à 6 points côté Porto Rico, Arella GUIRANTES (21 points, 6 rebonds, 5 passes) et Trinity SAN ANTONIO (18 points, 3 passes, 3 interceptions). La Turquie n’était pas en reste, avec déjà trois 3 points réussis pour prendre le score pour la première fois du match (14-15). La mauvaise surprise du côté turc a été l’absence de Kennedy BURKE, qui était en tenue, mais qui n’a pas participé à ce match décisif. A la fin du 1er quart-temps, nous retrouvions un écart d’un point en faveur de la Turquie, après une faute évitable des Portoricaines donnant 3 lancers francs. Le 2ème quart-temps était bien évidemment toujours sous tension avec un score se tenant dans un mouchoir de poche. La Turquie concrétisait bien ses rebonds offensifs, avec déjà 13 points sur secondes chances à la pause. Les joueuses d’Andrea MAZZON étaient parvenues à obtenir un +6 (29-35), mais la partie a de nouveau été à égalité quelques possessions plus tard (37-37). A la pause, Sevgi UZUN (18 points, 8 passes) était l’artisane principale de l’avantage de 3 points de son camp, avec déjà 13 points marqués.  Après la pause, comme on pouvait l’imaginait, les deux formations se sont rendues les coups, avec mêmes constats, l’adresse lointaine des coéquipières de Tilbe SENYUREK ARSLAN (9 points, 4 rebonds) étaient précieuses, alors que Porto Rico était à l’aise à 2 points avec presque 70 % de réussite dans ce secteur. Les partenaires d’Arella GUIRANTES avaient du mal à contrôler les rebonds défensifs, et le plus gros écart du match était atteint avec un +8 à 5 minutes de la fin du 3ème quart-temps (46-54). Revenues un temps à une possession (51-54, 28′), Porto Rico retombait à une position inconfortable pour débuter le 4ème quart-temps (51-58). Le début de 4ème quart-temps allait connaître un fait de jeu important, avec la lourde chute d’Elif BAYRAM (13 points, 12 rebonds) qui s’est blessée à la jambe gauche et qui n’a pas pu se relever pour continuer la partie. Pamela ROSADO (9 points, 5 passes) a enchaîné deux tirs à 3 points, du même endroit, pour permettre de conclure un solide 8-0 (59-58). A 5 minutes de la fin du temps réglementaire, tout nous amenait à avoir un « money-time » ultra indécis avec un petit point d’écart (61-60). Avec un seul panier converti en 6 minutes, la Turquie était muette en attaque à un très mauvais moment (65-60). Tout était effacé quelques possessions plus tard, avec 2 dernières minutes brûlantes à jouer (67-65). Olcay CAKIR (10 points, 8 rebonds) a maintenu en vie son pays à 24 secondes de la fin, en revenant à une possession (71-68). Porto Rico a eu les reins solides pour sécuriser sa victoire, et donc confirmer une gros sursaut produit dans le 4ème quart-temps avec un 24-13.

Groupe D :

États-Unis République-Tchèque 105-64
Italie Chine 51-74

Classement :

1. États-Unis 6Pts 3m
2. Chine 5Pts 3m
3. Italie 4Pts 3m
4. République-Tchèque 3Pts 3m

Pour la poule D, la quatrième journée était intriguante car nous connaissions les trois pays continuant la compétition, cependant, les positions 2 et 3 allaient se jouer entre l’Italie et la Chine. Les joueuses de Luming GONG ont en tout cas pris la mission à coeur avec un initial 5-0 qui a été à l’origine de 20 premières minutes à sens unique. Cela avait commencé dès le 1er quart-temps, avec une fromation italienne bloquée en-dessous des 10 points, et la Chine a fini cette première partie du match par un puissant 9-0 (7-14, 7-23). Particulièrement au niveau de l’adresse et des rebonds, en effet avec 56 % de réussite en 1ère mi-temps, puis déjà 26 points dans la peinture, il y avait de quoi être inquiet pour l’Italie. Pourtant, très efficace au global hier contre Team USA, le style imposé par la Chine a été bien différent et nous avons vu les partenaires de Constanza VERONA (4 points, 3 rebonds) être incapable de suivre la cadence. Le duo Xu HAN (19 points, 10 rebonds) – Ziyu ZHANG (8 points, 3 rebonds) a été redoutable, avec déjà 18 points marqués à la pause (21-40). Après une trêve de 15 minutes, il y a eu du mieux défensivement du côté des coéquipières de Lorela CUBAJ (5 points, 5 rebonds) qui ont provoqué des turnovers et surtout des stops en défense. Cela a redonné un vent d’espoir en raccrochant le wagon des 15 unités de retard (31-46). Shuyu YANG (15 points, 5 rebonds) a réalisé une solide performance, et cela maintenait une marge d’avance à son pays, car l’Italie se rapprochait du -10 (37-50, 28′). C’était ce même écart que nous observions après 30 minutes (42-55). Dans les cordes, l’Italie devait rapidement procéder à une série positive afin de faire son adversaire. Sauf que le scénario n’a pas été dans ce sens. En effet, la Chine a été sanglante avec un 8 sur 19 produit à 3 points au global. Cette efficacité a permis de faire monter le curseur, et nous retrouvions une marge de +20 à 6 minutes de la fin du temps réglementaire (46-66). Ce déficit était trop conséquent, et la fin de match est restée sur ce même ordre d’écart. Grâce à ce succès autoritaire, la Chine finit second de la poule, tandis que l’Italie doit se contenter de la troisième place.

Bien que déjà qualifiées mais sans doute frustrées de la prestation offerte la veille contre l’Italie (victoire américaine 52-55), les Américaines n’ont pas tardé à montrer un tout autre visage face à la République Tchèque qui, elle, était d’ores et déjà éliminée avant le coup d’envoi. C’est donc sans difficulté qu’à la fin du premier acte, Angel REESE (13 points, 6 rebonds) et ses partenaires menaient déjà 29-15.  Dès lors, l’objectif des Tchèques était de retrouver de la rigueur défensive afin de stopper les envies américaines de s’installer déjà dans cette partie (32-19, 13’). Malheureusement pour les filles de Romana PTACKOVA, la réussite n’était pas là, notamment à 3 points, ce qui les a empêchées de vraiment rivaliser avec Team USA dans cette première période. C’est sans surprise que les tenantes du titre franchissaient déjà la barre des 20 points à 3 minutes de la fin de la première période (44-24, 17’). A la mi-temps, les joueuses de Kara LAWSON étaient à +24 (57-33, 20’) et les Tchèques devaient impérativement de se remobiliser si elles ne voulaient pas prendre une bonne gifle. Portées par une Breanna STEWART qui a retrouvé de sa superbe (19 points, 7 rebonds), les Américaines continuaient à faire le travail en pensant aux échéances suivantes. Eliska JOKLOVA (19 points, 3 rebonds) et ses coéquipières, pour leur part, ne lâchaient rien car elles avaient à cœur de produire de belles choses, même si elles savaient que les jeux étaient faits (70-43, 26’). Ainsi, à la fin du troisième quart-temps, le fauteuil était de plus en plus confortable pour Team USA (82-47, 30’). D’un côté comme de l’autre, on avait sans doute déjà hâte que se termine ce match à sens unique. Kara LAWSON faisait tourner son effectif en faisant rentrer tout le monde, ce qui n’avait aucune incidence négative sur le score, au contraire (90-49, 32’). C’est donc en dominant de la tête et des épaules et en dépassant les 100 points que les Etats-Unis s’imposent dans ce dernier match de la phase de poules.

 

Programme des 8èmes de finale (08 et 09/09/2026) :

Hongrie Japon
Allemagne Corée du Sud
Italie Australie
Porto Rico Chine
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