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Valeriya BEREZHYNSKA (Guernica) : “Je voulais me tester dans un environnement différent”

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L’intérieure ukrainienne a pu relever un nouveau défi au Pays Basque © NPhoto/FEB

 

L’été dernier, Valeriya BEREZHYNSKA a décidé de quitter la France pour partir vers de nouveaux horizons, à Guernica. En ce début de semaine, nous sommes allés à la rencontre de l’une des plus Françaises des intérieures ukrainiennes.

 

Valeriya, tu es arrivée en Espagne l’été dernier. Pourquoi avoir choisi de quitter la France ?

La raison principale qui explique que j’ai quitté la France, c’est que je cherchais de nouvelles expériences. J’ai passé 8 ans sur 10 dans le même pays, c’était devenu une routine et j’avais envie de quelque chose de nouveau. Je voulais être mise au défi dans un autre pays, vivre ailleurs, découvrir une autre culture, me tester moi-même dans un environnement différent. Il me reste encore plusieurs années à jouer donc je voudrais rajouter un maximum d’expériences à mon parcours.

 

Comment s’est passée ton adaptation au sein de ta nouvelle équipe et d’un nouveau championnat ?

Cette nouvelle équipe est géniale ! J’ai d’excellentes coéquipières, elles m’ont permis de m’intégrer au mieux. J’adore la ville ! Globalement, ça ressemble beaucoup à Tarbes et j’avais beaucoup aimé jouer là-bas. En ce qui concerne le championnat, c’est un peu plus difficile. Le basketball espagnol est un peu plus désorganisé et propose un jeu plus rapide. C’est un sacré défi mais en même temps, c’est assez excitant parce que ça m’oblige à tester de nouvelles choses. J’ai plus de libertés dans le jeu mais parfois ça manque de discipline. En règle générale, je n’en retiens que le positif et je suis très contente d’avoir pu y aller.

 

Est-ce que tu as toujours un regard sur le championnat français ?

Oui bien sûr ! Je reste en contact avec mes copines de Charleville, je suis même allée les voir jouer à Tarbes. J’ai croisé des joueuses de Nantes à l’aéroport, en Hongrie je crois. Ca m’a également fait plaisir de retrouver des équipes françaises en Eurocoupe.

 

Quelques différences fais-tu entre les championnats français et espagnol ?

La principale différence, je pense que c’est la vitesse. Il n’y a pas beaucoup d’intérieures de grande taille en Espagne. Elles sont toutes très agiles et rapides. C’est beaucoup de courses et de percussions. En fait, beaucoup de CASAS, SUAREZ et GARCIA (rires) ! En France, c’est plus physique. On ne m’est pas autant rentrée dedans en Espagne ! (rires)

 

Le week-end dernier, ton équipe de Guernica a atteint les demi-finales de la coupe de la Reina. Est-ce que cette performance te satisfait où tu en ressors frustrée ?

Je ne suis pas très frustrée quant au fait de ne pas avoir atteint la finale. On a perdu face à une grande équipe (Salamanque, le futur vainqueur, ndlr). Je suis plus frustrée par rapport à notre prestation collective. Perdre, c’est une chose mais c’en est une autre de prendre un 21-3 dans un quart-temps. J’espère qu’à l’avenir, on arrivera à vite rectifier les choses quand ça se passera mal dans un match.

 

Est-ce que ton ambition et celle de ton équipe est de remporter le championnat ou au moins décrocher un billet pour une coupe d’Europe en fin de saison ?

Je n’ai pas de but précis, je veux juste quitter cette équipe en me disant qu’elle est meilleure que quand je l’ai “trouvée”. Gagner le championnat, ça serait évidemment super mais ça sera compliqué face à des adversaires comme Salamanque ou Gérone. Je veux toujours que mon équipe soit meilleure que l’année précédente, l’aider à atteindre un nouvel objectif. On a déjà fait un grand pas en ce sens en Eurocoupe en atteignant les playoffs, ce qui, je crois, n’avait jamais été fait dans l’histoire du club. C’était donc génial d’être à l’origine d’une grande première !

 

Est-ce que tu sais déjà si tu seras encore à Guernica la saison prochaine ?

Je ne sais pas encore où je vais aller. J’aime vraiment bien Guernica mais je souhaiterais aussi vivre de nouvelles expériences, et encore une fois me défier dans un nouvel environnement. Je suis ouverte à toute opportunité. J’espère donc recevoir des offres intéressantes et voir où la vie va me mener.

 

Merci Valeriya pour ta disponibilité et bonne fin de saison avec Guernica ! Un grand MERCI également à notre amie Yacine SENE, qui a contribué à ce que cette interview puisse se faire.

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