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Marjorie CARPREAUX (Poznan) : “Je veux encore apporter un petit grain de magie”

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Avant de rejoindre la Pologne, Marjorie CARPREAUX portera encore les couleurs de la Belgique cet été

– Crédit Photo : FIBA

La très attachante meneuse des Belgian Cats, bien connue en France pour avoir évolué à Bourges et Villeneuve par le passé, vient de s’engager, à 34 ans, avec l’équipe Polonaise de Poznan. Elle répondu en toute sincérité aux questions de POSTUP…avec notamment les JO et l’Euro en point de mire.

POSTUP : Tu es revenue à Braine cette saison, dans un contexte très particulier. Peux-tu nous dire ce que tu en retiens ?

MC : Effectivement, le contexte était très particulier cette saison, mais ce que j’en retiens le plus, c’est la présence de Fred DUSART, qui m’a apporté beaucoup. Il a été extra avec moi après le décès de mon papa, alors que c’était un moment très difficile et que ça l’est encore aujourd’hui. Avec lui, j’ai retrouvé des entraînements pro, avec de la muscu et tout et aujourd’hui, grâce à lui, je peux dire que je suis vraiment bien. Pour ma part, j’ai essayé de faire en sorte que tout se passe au mieux et je peux dire, vraiment, que nous avions une très bonne équipe, avec une cohésion en dehors du terrain qui se ressentait une fois qu’on était sur le parquet, ce qui nous a permis, à certaines occasions, de gagner le match. Voilà ce qui m’a marqué le plus cette saison.

POSTUP : Ton départ de Braine a été vite acté. Peux-tu nous dire comment cela s’est passé ?

MC : Comme je m’entendais bien avec Fred DUSART, j’ai vite compris que le projet basket de la saison prochaine serait différent, plutôt accès sur les jeunes et avec des restrictions financières. A mon niveau, c’est plutôt l’inverse : j’ai besoin de stabilité financière vu que je vieillis, donc j’ai vite compris que je n’avais plus ma place dans ce projet, mais je suis une professionnelle, et j’ai fait mon travail jusqu’au bout, sans rechigner. Après, j’avais promis à mon papa que je rejouerai un jour à l’étranger et, avec l’optique de l’Euro et des JO, je pense que c’était le bon moment pour cela.

POSTUP : La saison prochaine, tu iras donc en Pologne, à Poznan. Pourquoi ce choix ?

MC : Pourquoi la Pologne et Poznan ? En fait c’est très simple. Comme je l’avais promis à mon papa, je voulais vraiment jouer à l’étranger, mais je voulais aussi le faire dans un championnat correct et professionnel. Après, c’est clair que vu mon âge, je voulais aussi aller vers la meilleure offre financière, pour préparer mon avenir. J’avais plusieurs offres et il s’est avéré que Poznan était l’offre qui répondait à tous mes critères et qui était la plus intéressante financièrement. Voilà pourquoi j’ai signé là-bas.

POSTUP : Quelles seront tes ambitions avec ton nouveau club ?

MC : Tout d’abord, mon objectif est d’arriver là-bas en pleine forme, comme je le suis actuellement, et même plus si je peux. Après, je souhaite avant tout apporter mon expérience à cette équipe, sachant que mon coach là-bas me suit depuis très longtemps, et qu’il apprécie la personne que je suis, ce qui fait toujours plaisir. Il attend de moi non seulement que j’apporte cette expérience du jeu, mais aussi mon expérience de vie, pour faire progresser le groupe dans son ensemble. L’objectif sportif qu’il s’est fixé, s’est d’intégrer le Top 4 du championnat Polonais. Pour ma part, je me fixerai une marche supplémentaire, qui serait d’être sur le podium Polonais en fin de saison et, sur le plan individuel, de faire du mieux possible pour faire gagner l’équipe.

POSTUP : Cet été, avec les Belgian Cats, tu disputeras deux grosses compétitions : les JO et l’Euro. Quelles sont tes objectifs, individuels et collectifs, à cette occasion ?

MC : Déjà, ce qu’il faut dire, c’est que vivre deux compétitions de cette nature sur le même été, c’est quelque chose de magique qui n’arrivera sans doute qu’une fois dans une vie. Il faut déjà donc en profiter le plus possible. Après, il est clair qu’à l’Euro, on va y être ambitieuses, et on voudra y décrocher une médaille autre que le bronze, si tu vois ce que je veux dire. Les Jo, c’est autre chose, c’est un évènement qui est magique par lui-même, et c’est la première fois qu’une équipe féminine de basket belge y participera. Du coup, là, on ne se met pas de pression, et on veut y faire le mieux possible. Après, sur le plan individuel, je veux contribuer à souder notre équipe, à y apporter une éthique de travail pour la porter plus haut et, quand ce sera nécessaire, permettre à Julie ALLEMAND de souffler un peu, tout en essayant, efficacement, d’apporter encore un petit grain de magie.

POSTUP : En Septembre, tu auras 34 ans, mais finalement, on dirait quasiment que tu n’en as que 25. On va encore te voir longtemps sur les parquets alors ?

MC : (rires) Effectivement j’aurai 34 ans en septembre, mais quand tu vois des joueuses comme Laia PALAU qui, à 37 ans, sont encore en activité, l’âge n’est pas forcément un critère. Ce qui importe c’est de se sentir bien et d’avoir encore l’envie. A mon niveau, je peux te dire que physiquement, je me sens encore très bien, peut-être pas comme quelqu’un de 25 ans (rires), mais comme quelqu’un qui n’est pas prête d’arrêter. Je touche du bois, mais je n’ai pas de pépins physiques. Je m’entraîne beaucoup, je cours régulièrement et je suis une machine en Fitness donc, oui, si tout va bien, je suis encore sur les parquets pour quelques années !!

Merci à Marjorie pour sa disponibilité, et tous nos voeux de réussite en Pologne et avec les Belgian Cats…sauf contre la France bien sûr !! (lol)

Propos recueillis par Laurent JEANNAS

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