
Marine JOHANNES a conduit Galatasaray vers la finale © FIBA
| Galatasaray | Saragosse | 63-56 |
Après avoir vu le tenant du titre, Fenerbahçe, décrocher son billet pour la finale, c’était au tour de son voisin, Galatasaray, d’affronter une autre équipe espagnole, celle de Saragosse qui, pour rappel, dispute ce Final Six devant son public. Les Stambouliotes sont habituées à jouer dans une ambiance hostile et n’ont donc pas manqué leur entrée dans la partie (8-0, 7’). Carlos CANTERO n’a donc pas tardé à prendre un premier temps-mort pour arrêter ce début d’hémorragie. Les consignes prodiguées par le technicien aragonais n’ont pas porté leurs fruits puisque Marine JOHANNES (16 points dont 4/8 à 3 points, 4 passes décisives et 3 rebonds en 36 minutes) et les siennes restaient sur une bonne dynamique et ont vite franchi la barre des 10 points d’avance (13-2, 5’) par l’intermédiaire d’Awak KUIER (12 points, 10 rebonds). En face, Saragosse semblait amorphe et ne ressemblait pas à l’équipe qui a affronté et battu Basket Landes deux jours plus tôt. C’est donc assez logiquement qu’après un panier extérieur de Kamiah SMALLS (11 points, 5 rebonds), Galatasaray menait déjà 24-4 au bout de 10 minutes.
Saragosse devait absolument se ressaisir s’il voulait exister dans cette rencontre. Aminata GUEYE (7 points, 2 rebonds en 18 minutes mais sortie pour 5 fautes) et ses partenaires ont essayé de montrer un nouveau visage à l’entame du deuxième quart-temps mais la réussite n’y était pas la paire composée d’Elizabeth WILLIAMS (12 points, 8 rebonds) et Awak KUIER était là pour veiller au grain dans la peinture et corser l’addition (28-6, 12’). Les aficionados locaux continuaient d’encourager leurs protégées mais sans faire offense à ces dernières, les Stambouliotes, qui ont perdu Dorka JUHASZ (3 points, 7 rebonds) sur blessure, étaient clairement au-dessus du lot à cet instant du match (36-12, 7’). Malgré ce constat, Merritt HEMPE (18 points, 7 rebonds) et les siennes mettaient un point d’honneur à se battre jusqu’au bout, notamment en resserrant leur défense. Elle était suivie par Carla LEITE (12 points, 4 passes décisives, et 3 rebonds en 23 minutes) qui, bien que blessée à la pommette mercredi, tenait bien sa place (37-20, 20’).
Ce regain de forme de Saragosse allait-il se poursuivre au retour des vestiaires ? c’es tout ce qu’on pouvait souhaiter aux filles de Carlos CANTERO, non pas en prenant parti mais pour le suspense (43-24 puis 43-26, 23’). Le coach de Galatasaray, Firat OKUL, sentait que le vent pouvait tourner en défaveur des Stambouliotes et il les a donc rappelées pour leur apporter des solutions. Dès lors, Derin ERDOGAN (9 points, 5 rebonds) et ses coéquipières relançaient la machine mais Nadia FINGALL (4 points, 5 rebonds) et les siennes, au pied du mur, donnaient tout pour ne rien regretter (43-28 puis 43-30, 26’). Quelques coups d’accélérateur plus tard et Galatasaray se remettait encore un peu plus à l’abri (47-30, 28’). C’est finalement sur le score de 49 à 34 que les Stambouliotes menaient au terme du troisième acte.
Dès lors, il aurait clairement fallu un miracle pour qu’Ornella BANKOLE (2 points, 1 passe décisive en 14 minute) et ses partenaires parviennent à surprendre leurs vis-à-vis. Les premières minutes allaient cependant dans ce sens (49-37 puis 49-40, 32’). C’est un tout nouveau match qui commençait avec le début d’un money-time qui portait bien son nom. Alors qu’il n’y avait plus que 9 points d’écart et surtout beaucoup de temps à jouer, Marine JOHANNES, qui menait la vie dure à sa compatriote Carla LEITE sur le plan défensif, faisait parler son expérience pour que les Stambouliotes retrouvent des couleurs (54-40, 34’). On pensait alors que le match était plié mais encore une fois, c’était sans compter sur le courage des Aragonaises (62-56, 39’). Ca n’a cependant pas suffi et en maîtrisant finalement le match de bout en bout en terme de scoring, Galatasaray l’a emporté et retrouvera son voisin dimanche en finale, ce qui n’était plus arrivé dans cette compétition depuis 2014 et à l’époque, ce sont les jaune et rouge qui l’avaient emporté sur le socre de 69 à 58.
Passionné de basket féminin depuis que je l’ai découvert à quelques pas de mon école primaire à Valenciennes, j’ai rencontré les bonnes personnes au bon moment au fil des années. Désormais, je vois ce site comme un bon moyen de faire parler de ce sport, de ses actrices et acteurs.
