
Euphorie dans le camp espagnol après le succès sans appel © FIBA
| Australie | Espagne | 66-89 |
Le ton est donné dès l’entame de la rencontre. Privée de trois cadres majeures, Alanna SMITH, Ezi MAGBEGOR et Jade MELBOURNE, blessées et n’ayant disputé aucune minute de ce match, l’Australie se présente sur le parquet de la Berlin Arena avec une rotation largement amputée. Cette fragilité se fait immédiatement sentir face à une Espagne des plus tranchantes, qui prend le contrôle du jeu dès les premières minutes. Megan GUSTAFSON impose sa taille sous le cercle et se montre déjà décisive dans la peinture, elle qui terminera la rencontre à 16 points et 7/11 aux tirs. À l’extérieur, Iyana MARTIN trouve rapidement la mire à 3 points, laissant présager la belle performance qu’elle livrera sur l’ensemble du match (13 points, 3/6 de loin). Côté australien, les Opals peinent à installer un rythme offensif cohérent et concèdent déjà plusieurs pertes de balle évitables, un mal qui gangrènera toute leur rencontre (23 ballons perdus au total). Au buzzer du premier quart-temps, l’écart est déjà conséquent : 17 à 31, un début de match idéal pour la Roja.
Loin de lever le pied, l’Espagne enfonce le clou dans le second quart-temps, qu’elle remporte encore largement (27 points inscrits contre seulement 20 pour l’Australie). Le collectif espagnol tourne à plein régime : la balle circule bien, avec au final 26 passes décisives pour seulement 15 pertes de balle sur l’ensemble de la rencontre. C’est dans ce quart-temps qu’Alicia FLOREZ entre en jeu et apporte un vrai plus depuis le banc, se montrant redoutablement efficace (10 points et 4/5 aux tirs sur l’ensemble du match). Sous les panneaux, Maria CONDE (10 points) et Awa FAM (9 points) commencent à peser dans la bataille du rebond, un secteur que l’Espagne dominera finalement 38 à 32. En face, l’Australie tente bien de réagir par intermittence, portée notamment par Alex WILSON (12 points) , mais sans jamais parvenir à inverser la tendance. Les deux équipes regagnent les vestiaires sur un score sans appel : 37 à 58, soit 21 points d’avance pour l’Espagne à la mi-temps.
Après une pause qui aurait pu marquer un tournant, l’Australie parvient enfin à hausser le ton défensivement et à limiter la casse. C’est le seul quart-temps remporté par les Opals dans cette rencontre : 14 points inscrits contre 12 pour l’Espagne, ramenant l’écart à 19 points (51-70). Ce sursaut porte la marque de Steph TALBOT, impériale sur l’ensemble du match avec 11 points, 11 rebonds et 7 passes décisives. Chloe BIBBY se montre également très adroite (13 points à 5/8 aux tirs), apportant un peu d’oxygène à une attaque australienne globalement en délicatesse. Mais ce mieux passager ne suffit pas à inquiéter réellement une Espagne qui gère son avance sans paniquer, s’appuyant sur son expérience et la profondeur de son banc pour ne jamais laisser l’écart redescendre sous la barre des 15 points.
Dans le dernier acte, l’Espagne reprend immédiatement le contrôle des opérations et inscrit 19 points contre 15 pour l’Australie, scellant définitivement sa qualification pour les demi-finales. Raquel CARRERA (9 points, 5 rebonds) et Maria CONDE (10 points, 7 rebonds) continuent d’assurer la mainmise espagnole sous les panneaux jusqu’à la sirène finale, tandis que la ligne des lancers francs reste un point fort de la Roja sur l’ensemble de la rencontre (19/22). Côté australien, la soirée se termine de la pire des manières pour Isobel BORLASE. Héroïne du barrage face à l’Italie quelques jours plus tôt (30 points), l’intérieure australienne referme un match cauchemardesque : seulement 8 points à 2/12 aux tirs. Le score final s’inscrit alors sans discussion possible au tableau d’affichage : Australie 66 – Espagne 89.
Absente de la précédente édition du Mondial en 2022, l’Espagne confirme son retour au premier plan et retrouve les demi-finales, comme lors des éditions 2010, 2014 et 2018. Elle défiera une équipe américaine injouable jusqu’ici, portée par Napheesa COLLIER, Caitlin CLARK et Angel REESE, et qui n’a plus connu la défaite en Coupe du Monde depuis sa demi-finale de 2006.
