
Immense joie du côté du Fenerbahçe, avec un nouveau titre collectif gagné cette saison © FIBA
En apothéose de leur saison 2025/2026, les clubs turcs d’Istanbul, du Galatasaray et du Fenerbahçe se sont livrés le septième combat, avec une issue qui a continué d’aller dans le sens des joueuses entraînées par Miguel MENDEZ.
Finale :
| Galatasaray | Fenerbahçe | 55-68 |
Respectant également un moment de silence en hommage à la disparition d’Oscar SCHMIDT, la finale était marquée par les forfaits des habituelles titulaires, Teja OBLAK et Dorka JUHASZ qui s’est blessée lors de la demi-finale contre Saragosse. Ces absences n’étaient clairement pas de bonnes nouvelles, car dans le camp d’en face, il y avait un groupe étoffé avec notamment Breanna STEWART (9 points, 2 rebonds) qui était une nouvelle fois placée titulaire. L’Américaine n’a pas brillé sur ce « Final Six » et à l’image du début de match assez brouillon, avec pas mal d’échecs aux tirs et des possessions trop précipitées. Après presque 5 minutes de jeu, nous avions à noter que deux paniers marqués dans le jeu. Un 5-0 de Galatasaray allait permettre de lancer les partenaires d’Elizabeth WILLIAMS (15 points, 8 rebonds), qui s’est bien battue dans la peinture, face aux fortes intérieures adverses. Non, sans être flamboyant, les coéquipières d’Emma MEESSEMAN (20 points, 4 passes) ont grappillé leur retard et ont même réussi à passer devant à la fin du 1er quart-temps (16-17). Le lancement du 2ème quart-temps allait partir dans cette dynamique-là, avec le coach de Galatasaray, Firat OKUL, qui ne voulait pas laisser le score lui échapper si vite (16-22). Le bras de fer a repris de meilleur, avec deux formations qui se sont remises avec les compteurs à égalité (27-27). Iliana RUPERT (16 points, 6 rebonds) était tranchante sur le parquet, et l’Internationale Française a contribué au fait que son camp a repris un petit matelas d’avance (27-34). Avec pourtant très peu de turnovers commis (9 au global), Fenerbahçe n’arrivait pas à matérialiser vraiment avec un écart probant à la pause, car les partenaires de Marine JOHANNES (12 points, 5 passes), qui a procédé à plusieurs actions de grande classe durant cette finale, n’étaient qu’à -5 (32-37). Après la pause, nous avons observé les protégées de Miguel MENDEZ repartir à l’assaut avec son duo Belge qui faisait des étincelles (34-45). Certains contacts étaient rugueux, avec plusieurs fautes techniques qui ont été sifflées à l’encontre de Galatasaray, qui a même fini par perdre son coach lors du 4ème quart-temps. Avant cela, Awak KUEIR (10 points, 7 rebonds, 7 passes) et ses coéquipières avaient toujours de l’espoir à la clôture du 3ème quart-temps, avec toujours que deux possessions de déficit (45-51). Elles allaient même revenir à -4 (47-51), mais les efforts commençaient à se faire sentir, face à une équipe qui possédait des rotations beaucoup plus conséquentes. Une nouvelle grosse séquence de Julie ALLEMAND (13 points, 8 rebonds, 10 passes), justement récompensée du titre de « MVP » de ce Final Six à l’issue de cette finale, a émergé et Galatasaray commençait à perdre le contrôle du tableau d’affichage (49-61). Le scénario avait bel et bien choisi sa couleur de page et nous avions la fin des espoirs de retournement pour Galatasaray, qui ne pouvait pas éviter le sacre du club rival. Avec 20 points notamment inscrits sur les pertes de balles adverses, Fenerbahçe a su se montrer diabolique afin de reprendre sa couronne de champion de l’Euroligue.
A l’issue du temps réglementaire, le meilleur 5 du « Final Six » a été désigné, avec Klara HOLM de Gérone, Merritt HEMPE de Saragosse, et le trio qui a participé à la finale, Elizabeth WILLIAMS côté Galatasaray, et Julie ALLEMAND accompagnée de l’autre Belgian Cat, Emma MEESSEMAN qui a gagné sa 7ème Euroligue sur le plan personnel, un nouveau record ! Ce n’était pas le fruit du hasard, si c’est la Belge qui a porté le trophée en premier en lieu et place de la capitaine, Alperi ONAR.
Véritable passionné de sports collectifs depuis de nombreuses années ! Né la même année où le Limoges CSP avait remporté la première Coupe d’Europe de l’histoire du sport français, n’était sans doute pas un hasard ! Même si le ballon ovale est roi où j’habite, j’aime contribuer à mettre en lumière le basketball féminin.
