
La France est prête à démarrer son Mondial dès aujourd’hui © FIBA
D’aujourd’hui jusqu’au 13 septembre, la rédaction Postup.fr vous fera vivre au quotidien la Coupe du monde féminine de basket qui a posé ses valises à Berlin. Seize nations, quatre groupes, un format inédit et une équipe américaine qui arrive avec une hégémonie à défendre. Mais derrière les États-Unis, la hiérarchie est loin d’être figée. Il y aura quatre groupes, mais une seule véritable ligne d’arrivée.
La Coupe du monde féminine 2026 réunit pour la première fois 16 nations. Dix jours de compétition, 36 matches et une formule qui promet de récompenser les meilleures… sans offrir beaucoup de seconde chance aux autres. Berlin sera le théâtre de cette nouvelle formule. Et dès le premier jour, le décor sera planté : États-Unis-Chine, Espagne-Allemagne, Belgique-Turquie, France-Hongrie… Les affiches ne manqueront pas.
Quatre groupes pour commencer :
D’aujourd’hui au 7 septembre, les 16 nations participantes ont été réparties en quatre groupes de quatre. Chacune disputera trois rencontres. Mais attention au classement : terminer premier vaut beaucoup plus qu’une simple victoire symbolique.
Les quatre premiers de groupe iront directement en quarts de finale. Les équipes classées deuxièmes et troisièmes devront, elles, passer par les play-ins, deux journées de matches à élimination directe les 8 et 9 septembre. Autrement dit, huit équipes devront gagner pour continuer.
Les affiches seront croisées entre les groupes A et B, puis entre les groupes C et D : deuxième du groupe A contre troisième du groupe B, troisième du groupe A contre deuxième du groupe B, et même mécanique dans l’autre moitié du tableau. A partir de là, la phase à élimination directe aura débuté. Les quatre nations survivantes rejoindront ensuite les quatre nations vainqueures de groupe en quarts de finale, le 10 septembre. Puis viendront les demi-finales le 12, avant la finale et le match pour la troisième place le 13.
Le nouveau format a donc une particularité : il faudra être bon tout de suite, mais surtout savoir survivre.
Groupe A :
| Espagne |
| Allemagne |
| Japon |
| Mali |
C’est le groupe où le statut de favori ne suffira pas forcément. L’Espagne revient sur la scène mondiale après avoir manqué le Mondial 2022. Son expérience reste considérable, autour notamment d’Alba TORRENS et María CONDE, mais la nouvelle génération, Awa FAM – Elena BUENAVIDA – Iyana MARTIN (pour ne citer qu’elles) pousse déjà fort. L’Allemagne aura un avantage que personne ne pourra lui enlever : elle joue à domicile. Une équipe en progression, portée par Leonie FIEBICH, revenue de blessure récemment, et un secteur intérieur solide, avec Nyara SABALLY présente, mais sa frangine Satou SABALLY est bien forfait. Elle n’a en effet pas joué de match officiel depuis le 24 juin dernier, et la franchise de New York, en WNBA, vient de rendre officiel qu’elle ne reviendrait pas de la saison. L’ambition allemande de profiter de l’événement pour franchir un cap.
Le Japon, lui, apporte une autre grammaire. Jeu rapide, mouvement permanent, adresse extérieure : les Japonaises peuvent rendre une rencontre inconfortable en quelques possessions. Notamment, Mai YAMAMOTO qui a l’air de s’éclater du côté de Las Vegas, en WNBA, où elle sortir du banc et enflammer des rencontres. Et puis il y a le Mali, l’outsider africain qui n’a rien à perdre. Malgré les différends entre Mariam COULIBALY et la fédération malienne, l’équipe a du talent avec Maimouna HAIDARA qui joue du côté de Lugo en Espagne. Ses coéquipières auront surtout pour objectif de perturber une hiérarchie qui semble, sur le papier, déjà dessinée.
Groupe B :
| France |
| Corée du Sud |
| Hongrie |
| Nigeria |
La France possède clairement le statut de tête d’affiche du groupe. Mais elle devra l’assumer. Les Bleues, qui ont désormais Gabby WILLIAMS en tant que capitaine, ont l’expérience des grands rendez-vous, une défense capable de faire déjouer et une génération qui connaît désormais le très haut niveau. Marine JOHANNES reste l’une des attractions du tournoi, tandis que Janelle SALAUN a confirmé son changement de dimension. Face à elles, le Nigeria arrive avec une vraie légitimité continentale. Reine d’Afrique avec un nouveau titre obtenu à l’Afrobasket, les joueuses de Rena WAKAMA incarne aussi la progression du basket féminin africain.
La Corée du Sud possède une longue tradition mondiale et une identité fondée sur la vitesse et l’adresse. Solide lors du dernier Tournoi Qualificatif à Lyon-Villeurbanne, les partenaires de Leeseul KANG viseront à coup sûr une place en quart de finale. La Hongrie, elle, arrive avec une génération ambitieuse et une joueuse majeure : Dorka JUHASZ. Cette dernière repose énormément d’espoir de sa nation. Un groupe auquel la France part devant, mais où la deuxième place pourrait coûter cher.
Groupe C :
| Australie |
| Belgique |
| Porto Rico |
| Turquie |
Deux championnes continentales dans le même groupe. L’Australie est une habituée des podiums mondiaux. Les Opals disposent d’une profondeur remarquable et d’une génération expérimentée, menée notamment par Ezi MAGBEGOR et Alanna SMITH. La perte de Sami WHITCOMB, annoncée pendant la préparation, peut faire mal aux joueuses de Sandy BRONDELLO. En face, la Belgique n’est plus une surprise. Les Belgian Cats sont désormais une référence. Championnes d’Europe en 2025, elles possèdent avec Emma MEESSEMAN une joueuse capable de peser sur tous les secteurs du jeu. Julie ALLEMAND ajoute sa maîtrise à une équipe devenue difficile à manœuvrer dans les matchs couperets.
La Turquie peut jouer les arbitre entre les deux favoris du groupe. Physiques, expérimentées, Sevgi UZUN et ses partenaires n’auront pas de marge mais possède suffisamment d’arguments pour compliquer la vie à un tas de pays. Porto Rico, enfin, disputera ce Mondial avec la claire envie de montrer son caractère et ses qualités qui lui ont permis d’accéder au tournoi. L’objectif clair est ne pas subir et de pourquoi pas créer la surprise. La nouvelle joueuse de Basket Landes, Trinity SAN ANTONIO, est présente dans l’effectif du pays situé dans les Grandes Antilles.
Groupe D :
| États-Unis |
| Chine |
| République-Tchèque |
| Italie |
Il y a les groupes. Et il y a celui où évoluent les États-Unis. Les Américaines restent la référence absolue : quatre titres mondiaux consécutifs et une nouvelle génération qui frappe à la porte. Caitlin CLARK et Paige BUECKERS ajoutent une dimension médiatique considérable à une équipe où Breanna STEWART, Napheesa COLLIER incarnent déjà le très haut niveau. La sélection est pléthorique même si deux joueuses stars ont dû déclarer forfait avant le tournoi. La Chine sera leur premier grand test, dès aujourd’hui. Finaliste du Mondial en 2022, la sélection asiatique est en net perte de vitesse. Les attentes autour de la jeune Ziyu ZHANG sont sans doute trop grandes, et le forfait de Li YUERU, la veille du tournoi, ne va pas dans le bon sens.
De son côté, la République-Tchèque connaît les rendez-vous européens et mondiaux. Julie POSPISILOVA, qui évolue maintenant à Charleville-Mézières, fait partie de l’effectif coaché par Romana PTACKOVA. L’Italie, elle, retrouve enfin la Coupe du monde après 32 ans d’absence. Entre expérience, Cécilia ZANDALASINI, et jeunesse, Matilde VILLA, les Italiennes ont des arguments sérieux dans cette poule D. Ici, le suspense ne porte pas seulement sur le premier de groupe. Il concerne surtout ceux qui pourront accompagner les États-Unis dans la suite du tournoi.
Véritable passionné de sports collectifs depuis de nombreuses années ! Né la même année où le Limoges CSP avait remporté la première Coupe d’Europe de l’histoire du sport français, n’était sans doute pas un hasard ! Même si le ballon ovale est roi où j’habite, j’aime contribuer à mettre en lumière le basketball féminin.
