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La sélection malienne a écrit un incroyable moment de son histoire en battant l’Espagne au Mondial de Berlin © FIBA

Pas de jour « off » pour les poules A et B, qui ont joué leur second match de poule dès ce samedi. Vous trouverez les enseignements ci-après des trois rencontres jouées ce jour, en dehors du match des Bleues, prévu à partir de 20 heures 45.

Résultats du 05 septembre 2026 :

Groupe A :

Mali Espagne 82-73
Allemagne Japon 74-58

Classement :

1. Espagne 3Pts 2m
2. Mali 3Pts 2m
3. Japon 3Pts 2m
4. Allemagne 3Pts 2m

Après avoir réalisé de solides 1er quart-temps la veille, le Mali et l’Espagne se sont retrouvés en fin de matinée pour le premier match de cette deuxième de tournoi. L’agressivité des Maliennes en début de match a fait sensation avec une réelle volonté de faire mal sur transitions rapides. Avec 8 points sur contre-attaques dès le 1er quart-temps, les coéquipières de Diana BALAYERA (6 points) ont profité des oublis défensifs adverses pour obtenir un avantage de +8 (17-9). Les trois dernières minutes du 1er quart-temps ont été mieux négocié par les joueuses de Miguel MENDEZ, malgré une adresse absente à ce moment du match (35 %). Megan GUSTAFSON (16 points, 4 rebonds) était recherchée afin de chercher des points dans la peinture. Au terme de 10 minutes de jeu, nous avions un écart de 2 points entre les deux nations (19-17). Le 13-2 produit par l’Espagne a permis aux coéquipières d’Helena PUEYO (4 points, 4 rebonds) de prendre les commandes du match (19-22). Auteure d’une prestation impériale hier, Sika KONE (19 points,) a été une nouvelle fois impactant avec notamment 10 rebonds obtenus à elle seule. Lors du 2ème quart-temps, l’Espagne a mieux gérer les replis défensifs et le Mali était moins en confiance sur attaque placé. Avec 11 turnovers commis sur la 1ère mi-temps, les joueuses d’Oumarou SIDIYA étaient prises à défaut. L’Espagne ne concrétisait pas ses tirs ouverts, et à la pause, nous avions le Mali qui était revenu à -2 (32-34) après avoir compté un déficit de 7 points (27-34). Djeneba N’DIAYE (19 points, 2 passes) était à l’origine de ce « push » en fin de 2ème quart-temps, permettant à la nation africaine d’être complètement dans le match à la mi-temps. La joueuse évoluant en club aux Iles Canaries a fait fort avec un 3 sur 6 longue distance. D’autant que le démarrage du 3ème quart-temps a montré que le Mali avait des ressources pour punir les écarts adverses. L’Espagne a marqué son premier 3 points après 12 tentatives, et c’était pour rester dans la roue du Mali qui avait repris le contrôle du tableau d’affichage (44-43). Infligeant un 12-2, le Mali était clairement dans une bonne phase et l’écart est monté à +9 (56-47), puis même +13 quelques possessions plus tard (61-48). Réalisant un 7 sur 16 après 30 minutes de jeu, le Mali ne semblait pas avoir de coup de mou et avec un +10 en poche, les partenaires de avaient les munitions pour battre un des « contenders » du tournoi. Joueuse du match la veille, Awa FAM (4 points ,5 rebonds) a été, à l’image du collectif espagnol, en difficulté au niveau de l’adresse (2 sur 7). Le début du 4ème quart-temps est parti dans la bonne direction pour les Maliennes qui ont enregistré un +16 (71-55), et qui souhaitaient contrôler le tempo pour éviter tout coup de chaud adverse. Iyana MARTIN (20 points, 5 rebonds) a enchaîné 8 points pour son camp, cependant les stops défensifs étaient peu nombreux et un chronomètre qui s’approchait du « money-time » (75-65). Ne trouvant pas la clé défensivement pour bloquer le Mali, l’Espagne qui a connu une soirée noire aux tirs (18 % à 3 points) a subi une défaite surprise face à un adversaire ayant réalisé une de ses plus grandes performances de son histoire. Avec ce résultat, la poule A est complètement relancée et nous aurons droit quoi qu’il arrive à une journée cruciale lundi.

Le face-à-face entre le pays hôte, l’Allemagne, et le Japon, vainqueur hier du Mali, était marqué par l’absence d’Alexis PETERSON, et était remplacée dans le 5 majeur par Britta DAUB (2 rebonds). Emma EICHMEYER (10 points, 4 rebonds), qui a commencé au poste, a mis les 5 premiers points de l’Allemagne et le ton était donné avec un premier tir à 3 points dans un corner qui a mis la foule en délire, et le match était bien lancé dans les deux camps. Maki TAKADA (9 points, 2 rebonds), qui dispute son 5ème Mondial, a répondu une fois de plus présente, en relançant son camp après une entame compliquée niveau adresse (9-7). C’était de nouveau la vétérane japonaise de 37 ans, qui allait répondre à une nouvelle mini-série allemande (14-7, 14-11). L’ambiance électrique de la Max-Schmeling-Halle avait clairement un rôle à jouer dans ce duel, et l’adresse longue distance allemande a été redoutable avec un 14-0 produit, causé notamment par un 5 sur 8 derrière la ligne à 3 points lors du 1er quart-temps. A l’image de Nyara SABALLY (18 points, 9 rebonds), à 100 % aux tirs à ce moment du match et déjà à 8 points, tout réussissait aux joueuses d’Olaf LANGE (28-11). Un 4-0 sur les 2 premières minutes du 2ème quart-temps allait avertir l’Allemagne, que la rencontre était loin d’être jouée. L’écart avait beau revenir à +17 (32-15), les partenaires de Luisa GEISELSODER (5 points, 2 passes) étaient déjà dans la pénalité avec plus de 6 minutes restantes à jouer avant la mi-temps. La défense nippone était montée d’un cran et nous avions un score de 32-21 à 5 minutes de la pause. Le scénario semblait avoir pris un nouveau virage, lorsque le Japon continuait de grapiller son retard, et forçant donc un temps mort du coaching staff adverse (34-27). La disette offensive allemande a duré près de 5 minutes effectives entre la fin du 2ème quart et le début du 3ème quart-temps. Le Japon était revenu à -5 à la pause (34-29), et la pause fraîcheur de 15 minutes a fait un grand bien à l’Allemagne qui a repris un matelas de +10 (41-31) à la 23ème minute. Le moment était charnière, car les coéquipières de Norika KONNO (8 points, 3 rebonds) voulaient réduire leur déficit au maximum (43-35), alors que dans le camp d’en face le défi était de refaire un momentum afin . Le constat a été sans faille pour Frieda BUHNER (19 points, 4 rebonds) et ses partenaires, qui ont pris une belle options pour la victoire finale, en prenant 19 points d’avance à la fin du 3ème quart-temps (58-39). La future joueuse de Prague, âgée de 22 ans et disputant son premier Mondial, a même démarré idéalement le 4ème quart, avec un nouveau tir à 3 points réussi (61-39). L’Allemagne avait réussi à repousser les assauts japonais, et nous avons eu également droit à 10 dernières minutes, bien maîtrisées, histoire de sauvegarder ce large succès.

Groupe B :

Hongrie Nigeria 67-71

Les défaites d’hier mettaient la pression sur la Hongrie et le Nigeria pour aborder ce deuxième match de poule. L’intensité était présente sur les premières actions, avec des coéquipières d’Agnès STUDER (4 points, 5 passes) ne voulant pas prendre l’orage dès le 1er quart-temps. Après 5 minutes de jeu, le score était presque à l’équilibre (8-9), mais c’était bien la Hongrie qui montrait une belle agressivité en provoquant des fautes, et des lancers francs. Cet aspect du jeu a d’ailleur eu un rôle dans le 1er quart-temps, avec les Nigérianes qui ont loupé 5 lancers francs sur les 10 premières minutes. Dorka JUHASZ (19 points, 16 rebonds) et ses partenaires ont concrétisé pour obtenir un +8 (13-21). En attaque, les coéquipières d’Ezinne KALU (11 points, 9 passes) étaient dans une impasse avec un adresse restant inférieure à 30 % après 15 minutes de jeu. Le combat physique était âpre, avec deux nations ayant des joueuses intérieures capable d’apporter beaucoup au scoring. La Hongrie a réussi à prendre une avance autour des 10 points, et le Nigeria devait défendre dans la pénalité, avec Amy OKONKWO (17 points, 6 rebonds) déjà à 3 fautes personnelles dès le 2ème quart-temps. La joueuse évoluant actuellement du côté de Portland, était la leader en attaque avec 9 points marqués en 1ère mi-temps. Rena WAKAMA demandait un temps mort à 1 minute de la mi-temps, car les sensations n’étaient pas bonnes avec un écart qui restait stable, ainsi Virag TAKACS-KISS (17 points, 14 rebonds) et la Hongrie étaient dans le bon bateau à la pause avec un avantage de +10 (26-36). Avec 52 % de réussite aux tirs, les Hongroises allaient-elles être en mesure de maintenir ce pourcentage en 2ème mi-temps ? Pour lancer la 2ème mi-temps, Murjanatu MUSA (10 points, 4 rebonds) a su se mettre en confiance pour ramener son pays à 6 points (32-38). La Hongrie était déjà à 3 turnovers commis en 2 minutes 30, et forcément cela a offert des munitions supplémentaires à l’adversaire. Avec malgré tout la volonté de ne rien laisser facile aux D’Tigress, les joueuses de Peter VOLGYI sont restées dans leur plan de jeu pour reprendre leur marge d’avance (39-49). Les deux camps trouvaient de l’adresse extérieure, et nous étions au même point qu’à la mi-temps, après 30 minutes de jeu (42-52). La nation européenne, pouvant compter sur ses fans venus nombreux à la Max-Schmeling-Halle, a entamé le 4ème quart-temps du bon pied afin de conserver un matelas confortable avant de disputer un « money-time » qui s’est révélé être pas si simple à gérer. Avec 26 pertes de balles au global, la Hongrie a joué à se faire peur, avec un +14 (52-66) qui s’est transformé en +6 (60-66) trop rapidement. Elizabeth BALOGUN (13 points, 4 rebonds) a même ramené ses coéquipières à une possession (65-68), et a même eu le shoot pour égaliser. Le retournement n’a finalement pas eu lieu, avec Reka LELIK (14 points, 3 passes) qui a scellé la victoire de son pays, une première depuis 28 ans en Coupe du Monde. Le Nigeria a provoqué 15 interceptions, mais a été dans l’incapacité de concrétiser des contre-attaques, avec seulement 5 points marqués sur transition. A la suite de cette défaite, la nation africaine n’est plus maître de son destin, car si la France gagne contre la Corée du Sud, l’aventure berlinoise se terminera dès lundi pour les partenaires de Victoria MACAULAY (11 points, 3 rebonds).

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