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Aurélie FAVRE (Le Poinçonnet) : “Un club structuré, dans un contexte familial et chaleureux !”

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Aurélie FAVRE sera toujours au Poinçonnet la saison prochaine © Nathalie GALLOIS

 

Aurélie FAVRE n’a que 26 ans mais possède déjà un riche bagage. Après avoir goûté à la LFB par courtes séquences avec l’équipe de Bourges, la native de Viriat dans l’Ain avait rebondi à Angers où elle avait eu la chance de remporter le championnat de Ligue 2 ainsi que deux titres remportés en finale du Trophée Coupe de France. Après son passage dans l’Anjou, cette joueuse capable d’évoluer sur le poste 1 et 2 s’était envolée à La Roche/Yon puis à Dunkerque et était devenue une joueuse importante de Ligue 2. En début d’exercice et après une saison en demi-teinte dans le Nord, Aurélie FAVRE a mis les voiles au Poinçonnet Basket, tout juste promu en NF1. Entretien avec une joueuse férue de basket-ball.

 

Aurélie, après avoir évolué en LFB et en Ligue 2, tu as cette saison porté le maillot du Poinconnet qui venait d’accéder à la NF1. Qu’est-ce qui t’a convaincu de rejoindre ce club ?

J’ai vécu une saison assez compliquée à Dunkerque l’année passée à cause d’une blessure qui m’a gênée toute l’année et avec des résultats sportifs qui n’étaient pas au rendez-vous. J’avais perdu un peu la flamme, il fallait que je retrouve un projet qui me relance physiquement, en me redonnant le plaisir de jouer et un coach qui puisse encore me faire évoluer. Yoann CABIOC’H est arrivé avec des ambitions mais surtout un contexte qui pouvait tout à fait me correspondre. C’est-à-dire un club structuré dans un contexte très familial et chaleureux, une équipe qui vit bien, un coach qui a une philosophie à laquelle j’adhère et une volonté de tendre vers le haut niveau que j’ai déjà eu la chance de côtoyer par le passé. C’est un club dans lequel je peux m’épanouir et c’est ce qui m’a convaincu.

Comment juges-tu le niveau de ce championnat ? As-tu eu du mal à t’adapter à cette division ?

La NF1 est un championnat très different de ce que j’ai pu connaitre avant, le niveau est très homogène, on se rend compte que tout le monde peut battre tout le monde, que chaque week-end il y a des surprises et qu’à aucun moment on ne peut cocher un match à l’avance comme étant gagné.
Pour ma part, il m’a fallu un temps d’adaptation. Les attentes placées en moi n’étaient pas les mêmes et il fallait que je gère la pression que je me suis mise par rapport au statut de “joueuse de Ligue 2” avec lequel j’arrivais. De plus, le jeu de ce championnat est plus basé sur la folie, le jeu rapide et de premières intentions alors qu’en Ligue et en Ligue 2 c’est un jeu plus structuré et physique auquel on est confrontées. C’est une transition qui finalement s’est bien passée grâce au groupe qui a beaucoup travaillé pour prouver qu’on était capables et que notre place était bien la.

Vous finissez à une belle 7ème place cette saison et vous vous êtes hissées en 1/4 de finale du Trophée Coupe de France, est-ce pour toi et le club, une saison réussie ?

La saison correspond aux objectifs fixés par le club autrement dit le maintien le plus tôt possible. En revanche pour la compétitrice que je suis, cette saison ne me contente pas. La plus grosse déception restera la coupe de France où je pense qu’on aurait pu aller plus loin et vivre une aventure forte pour cette équipe et tout le club. Le dernier match de championnat est aussi un regret, il nous aurait permis de finir une place plus haut, donc d’être dans la 1ère moitié de tableau mais aussi de pouvoir finir la saison sur une bonne note et offrir une dernière victoire pour les filles qui ne seront plus au club la saison prochaine et qui en ont marqué son histoire (Isadora PILLET, Amber GRAY, Iva KOSTOVA et Christelle AKON-AKECH, ndlr).

 

Vous jouez régulièrement devant plus de 600 personnes à domicile, y-a-t’il pour toi un lien entre les bonnes performances de l’équipe à domicile et les difficultés de celle-ci à s’imposer loin de ses terres ?

C’est sûr que jouer tous les samedis soirs devant une salle pleine de vrais supporters rend les choses plus facile pour nous. C’est une sensation incroyable, on se sent soutenues à chaque instant du match, ils ne nous lâchent jamais et je pense qu’une partie de chaque victoire leur est due. Il est vrai que nous n’avons pas connu la même réussite à l’extérieur et il y a sûrement un lien mais il va falloir qu’on arrange ça l’année prochaine parce qu’il est difficile voire impossible de pouvoir tous les emmener avec nous à chaque match même si ce n’est pas l’envie qui manque. J’en profite pour les remercier tous de leur soutien sans faille, on a hâte de les retrouver la saison prochaine et partager avec eux encore plus d’émotions.

 

Tu joues également pour l’équipe de France militaire, quelles sont les prochaines échéances pour toi avec cette équipe ?

Oui je fais partie de l’équipe de France militaire et j’avoue en être très fière, c’est une expérience unique qui m’a permis de faire des rencontres qui m’ont fait évoluer d’une nouvelle manière dans le basket. Nous avons un tournoi en Allemagne cet été au mois de juillet mais l’échéance pour laquelle on travaille tous dur est une compétition internationale, les Jeux Mondiaux équivalents aux Jeux Olympiques pour le sport militaire. Ils se dérouleront en Chine en 2019, et la France vise une médaille.

 

La saison prochaine, tu as fait le choix de la continuité en poursuivant ton aventure avec Le Poinçonnet, quels seront les objectifs de l’équipe ?

Pour l’instant, nous n’avons pas encore pu fixer clairement tous les objectifs, on va d’abord se concentrer sur la construction de l’équipe, la bonne intégration de nos nouvelles joueuses et une bonne préparation. Ensuite, je pense qu’avant tout il s’agira d’être dans la continuité de la saison dernière dans le collectif et faire mieux cette saison, après on ne se fixera aucune limite.

 

Merci Aurélie pour ta disponibilité et à très vite au bord des terrains !

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